L’environnement

Au moment de la création de la Région bruxelloise, en 1989, il n’est pas exagéré de dire que les nouvelles autorités fraîchement installées se trouvaient devant un défi énorme : en matière d’environnement, la page était blanche.

Une multitude de directives européennes attendaient leur transposition, la Région ne disposait d’aucune infrastructure d’épuration des eaux, des inondations envahissaient régulièrement plusieurs quartiers de la ville, l’incinérateur de déchets ménagers ne répondait plus aux normes européennes de rejets dans l’atmosphère, des incinérateurs de déchets hospitaliers envoyaient sans contrôle des dioxines dans l’air, la Région ne disposait d’aucune infrastructure de recyclage des déchets… sans même parler des nombreux parcs laissés parfois dans un état lamentable par l’État fédéral… Comme seule arme, la jeune Région disposait d’une administration squelettique...

Parallèlement à cette situation peu glorieuse, de nombreux citoyens et associations dénonçaient avec pertinence les multiples déficiences dans la gestion de l’environnement urbain.

Pendant 15 années (1989-2004), Didier Gosuin a exercé les compétences en matière d’Environnement. Tout au long de cette période, la Région bruxelloise a largement comblé son retard dans le domaine de l’environnement, tant sur le plan législatif et des infrastructures, que sur celui de la planification et de la gestion quotidienne de l’environnement.

Sans prétendre à l’exhaustivité, tant la liste pourrait être longue, on peut citer un certain nombre de réalisations marquantes :

- Adoption du cadre législatif régional : permis d’environnement, études d’incidences, déchets, protection de l’air, lutte contre le bruit… ;
- Mise en service de la station d’épuration du sud de Bruxelles et attribution du marché de la station nord, qui sera mise en service en 2006 aboutissant ainsi à l’épuration totale des eaux usées produites dans la Région ;
- Réalisation de 3 bassins d’orage de premier ordre qui apporte une réponse définitive aux grands problèmes d’inondations que connaissait la Région et de nombreux collecteurs d’eaux usées ;
- Fermeture de tous les incinérateurs hospitaliers ;
- Installation d’un système de lavage des fumées à l’incinérateur de déchets permettant de respecter les normes les plus strictes (déchets dangereux), installation prochaine d’un traitement complémentaire des Nox ;
- Construction du centre de tri des déchets et du centre de compostage des déchets verts régional ;
- Mise en œuvre de collectes sélectives de papier, de carton, d’emballages, de déchets de jardin… ;
- Sauvegarde de plusieurs centaines d’hectares de zones non bâties jusque là sujette à l’appétit de la promotion immobilière par l’octroi d’un statut urbanistique ad hoc ainsi que par de nombreux aménagements de nouveaux espaces verts que se soit en seconde couronne (ex : Scheutbos, Wilder, Héronnière, Keyenbempt, Moeraske, etc.) ou que se soit dans les zones plus urbanisées du centre (ex : parcs de la Rosée, Dailly, Gaucheret, Laekenveld, etc.) ;
- Mise en œuvre du plan régional pour la propreté allant de pair avec un renforcement de la nécessaire coordination de l’action avec les acteurs communaux ;
- Adoption des plans stratégiques relatifs aux déchets, à la lutte contre le bruit, au maillage vert, au maillage bleu, à l’amélioration structurelle de la qualité de l’air et à la lutte contre le réchauffement climatique…

Tout observateur de bonne foi reconnaîtra que dans le domaine de la politique régionale de l’environnement, Bruxelles a non seulement comblé son retard mais a réalisé des pas de géant en se dotant des infrastructures et d’une administration performante nécessaire à une bonne gestion de l’environnement.

Mais l’environnement reste une préoccupation essentielle qui doit transparaître dans tous les projets régionaux de manière à garantir une qualité de vie pour tous les Bruxellois.

Le développement durable et les politiques d’énergie sont passés au rang des préoccupations principales des citoyens et des réponses concrètes doivent également y être apportées.

L’environnement, ce n’est pas seulement la protection des espaces verts et le développement durable, la politique de l’eau ou de l’énergie. L’environnement a une dimension plus large et a un impact sur la qualité de vie des Bruxelloises et des Bruxellois.
Nos priorités vont ainsi également à la politique de propreté et à la lutte contre les incivilités.

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